Lecture

septembre 10, 2008

Certains oublient que le communisme et le nazisme étaient bons amis à un moment de l’histoire puis telle une histoire de mafia , une des familles a voulu doubler l’autre …

Voici un livre qui parle de cette alliance ;

Juin 1940 la négociation secrète (Broché)

de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier (Auteur)

Présentation de l’éditeur
Cet ouvrage rend compte de la découverte d’un document d’un exceptionnel intérêt, historique pour l’histoire du communisme en France. Retrouvé sous scellés aux Archives de Paris, un carnet de notes révèle l’argumentaire qui servit de base à la négociation entre Maurice Tréand, représentant du PCF, et Otto Abetz, représentant de l’occupant nazi en France, pour obtenir la reparution de l’Humanité et la légalisation de l’activité communiste en juin 1940. Le texte de ce carnet de notes, reproduit intégralement dans ce livre, éclaire sous un jour nouveau la nature des tractations entre les responsables communistes et les autorités allemandes. L’opposition du Parti communiste français à la guerre” impéraliste “, la défense du Pacte germano-soviétique, la condamnation des ” gouvernements bourgeois ” où figure ” le juif Mandel ” et l’implantation ouvrière du Parti sont les arguments présentés aux Allemands par la direction communiste pour conclure une alliance garantissant la paix sociale dans la France occupée. – Dès le 20 juin, une partie des négociateurs communistes est arrêtée par la police française puis libérée sur l’intervention des autorités allemandes. Ces négociations se prolongeront jusqu’à la fin du mois d’août, néanmoins dès la deuxième quinzaine de juillet, les Allemands doutent de la fiabilité d’un accord et les communistes commencent à comprendre le piège. Dans le même temps, la direction communiste publie clandestinement /Humanité et l’” Appel au peuple de France ” dit ” Appel du 10 juillet 1940 ” demandant de ne pas accepter l’ordre vychiste. Comment des responsables de la direction communistes comme Jacques Duclos et Maurice Tréand ont pu, à ce point, abandonner leurs convictions antifascistes pendant que d’autres, tels Gabriel Péri et Charles Tillon, refusaient de se compromettre et jetaient les bases d’un combat futur contre l’occupant ? A partir de 1941, pendant quatre ans, lés communistes massivement engagés dans la Résistance paieront chèrement ” l’impôt du sang ” ; déportations, fusillades, massacres, tortures… En 1949, un rapport du secrétariat du PCF, resté secret et que ce livre publie, condamnera explicitement les négociations de juin 40…

Source et complément :

http://www.amazon.fr/négociation-secrète-Jean-Pierre-Claude-Pennetier/dp/2708238663

A lire certains , tous ceux qui votent FN , qui soutiennent Sarkozy … sont des nostalgiques du fascisme , du nazisme …

Et ces mêmes gens crient aux scandales si on a le malheur d’assimiler le communisme au maoisme , stalinisme , castrisme …

Ce qui est abérant c’est que ces dictats se revendiquèrent communistes , alors que les électeurs de Sarko et la plupart du FN n’ont rien à voir avec le fascisme -  nazisme …

Attention que certains pro FN sont des nostalgiques de ces régimes sombres , ça personne ne le conteste et tout le monde se rappelle certains élus le bras levé …

Ici ce que je souligne c’est qu’aujourd’hui encore, il est amusant de voir que le tyran rouge qui a fait déporter nombre impressionnant d’êtres humains vers des goulags, était une vraie star pour la gauche  et plus particulièrement pour le Parti Communiste Français (PCF, qui n’a jamais changé de nom).
En témoigne la une du journal l’Humanité, à l’époque organe du PCF (aujourd’hui encore d’une certaine manière).

De ce fait, il est amusant aujourd’hui de voir avec quelle décontraction ces mêmes gens crient au fascisme à la moindre occasion pour blâmer des adversaires.
Peut-être faudrait-il nettoyer devant sa porte avant ?

Mais quand on fouille l’histoire on retrouve la propagande rouge , tel leur sacro-saint “journal” “humanité” qui pleurait la mort de staline …

Alors je suppose que certains vont brailler …

Mao sait tout

septembre 9, 2008

Aujourd’hui,  certains rouges sont d’humeur sombre. C’est en effet le 9 septembre 1976 que Mao Tse Tung disparait.

Le 1er octobre 1949, Mao proclame à Pékin la République populaire de Chine. Cumulant les fonctions de président du Parti communiste et de président de la République, le leader chinois jouit d’une autorité sans partage sur le pays le plus peuplé du monde.

En 1956, après de brutales campagnes de collectivisation, la Chine donne des signes de fatigue. Les communistes tentent alors un virage à droite :
• les paysans bénéficient de lopins plus vastes,
• les grandes coopératives sont éclatées,
• les intellectuels sont encouragés à s’exprimer
• …

Mao, contraint et forcé, approuve cette timide libéralisation mais sent que le pouvoir lui échappe. Dès septembre 1957, c’est la reprise en main. Brutale. Cette fausse ouverture se solde au final par un demi-million de victimes et 400.000 déportés, surtout des intellectuels et des enseignants.

En mai 1958, à gauche toute. Mao lance la Chine populaire dans le «Grand Bond en avant». L’objectif est de dépasser la Grande-Bretagne en 15 ans, grâce à la création de « communes populaires », fondées sur un mode de vie collectiviste, la multiplication des hauts fourneaux ruraux, etc.

C’est un échec épouvantable qui se solde par 30 millions de morts et des famines en chaîne. Plombé par ses échecs, Mao se fâche avec son protecteur et ex-allié soviétique. Moscou et Pékin revendiquent l’un et l’autre la conduite des mouvements révolutionnaires dans le monde.Leur rivalité devient si vive que l’on craint un moment une guerre entre les deux voisins. La Chine entre également dans une querelle frontalière avec son autre grand voisin, l’Inde.

En 1966, Mao lançe la «Révolution culturelle» : il mobilise la jeunesse contre les hiérarques du Parti communiste et toutes les valeurs du passé. Il élimine au passage un ou deux millions d’autres Chinois. Le pays sort exsangue de cette nouvelle épreuve.

C’est l’époque où, dans les universités occidentales, les étudiants issus de la bourgeoisie et les intellectuels tombent en pâmoison à la seule évocation du «Grand Timonier» et son Petit Livre Rouge, un recueil de formules que tout bon révolutionnaire se doit d’apprendre par cœur et de répéter à tout propos. Les représentants des droites européennes, comme Alain Peyrefitte ou Valéry Giscard d’Estaing, n’échappent pas à la «maolâtrie» ambiante.

En 1971, c’est l’idéologie des ultra-révolutionnaires qui prend le dessus. Mettant à profit l’affaiblissement physique et intellectuel de Mao, Jiang Qing, son épouse, durcit le régime et enfonce le pays dans une crise apparemment sans issue.

En 1976, à la mort de Mao, on s’attend à une catastrophe de dimension planétaire. Mais le clan réformiste de Deng Xiaoping prend la direction des affaires.

Pensées…

septembre 6, 2008

Certains diront ;
“L’histoire du XXème siècle relatant le -les communismes  nous expose uniquement les résultats d’un totalitarisme sanglant et aussi enclin à la soumission des sous-citoyens que le catholicisme  lui-même”.

140 millions de morts dont plus du quart de la Famine, les autres dans les camps de “travail et de rééducation”. Les exécutions pour “Atteintes à la révolution”… Etc. Et je suis juste dans les grandes lignes… Ca donne des raisons de ne pas aimer DU TOUT, le naz… communisme…

Certains diront:
“Pourtant, si tu t’informais un peu, tu pourrais trouver de bonnes idées humanistes, partageuses et extrêmement éducatives du communisme dans une certaine optique de la mise en commun de tout ce qui est bon pour les hommes.”

Le Communisme Soviétique n’était pas un “Mauvais” communisme, il ne marchait juste pas du tout. Il n’a jamais conçu le moindre médicament et n’a pratiquement pas fais avancer la science (Peu de grands scientifiques en URSS, et principalement dans les sciences fondamentales à application militaires immédiates).

Certains diront:
“Moi, l’idée de ces communautés auto-gérées, de ce collectisme généreux et capable de faire vivre les gens en parfaite autarcie, sans la nécessité de faire des plus-values ou un commerce effréné me plaît assez”.

L’autarcie c’est une gestion d’état basée sur l’égoïsme… il a été prouvé (Avantage comparatif, David Ricardo, 1817) que l’autarcie est pénalisante à moyen terme, par rapport au libre échange et à l’économie de marché.

A ce niveau autant revenir à un système féodal… Lui aussi il était “autarcique” et “autogéré”. Comme nous le savons tous les gens et les vassaux avaient des cargaisons de nourriture !

Certains diront:
“Le communisme qui a sévi de 1917 à nos jours était tyrannique, totalitaire et axé sur les délires paranoïaques de ses dirigeants autoproclamés comme l’étaient les royautés de droits divins , les sultanats “.

C’est comme ça que ça marche… Je me demande pourquoi TOUS les pays communistes, sans exception aucune, sont devenus des dictatures sanguinaires… Non ce n’est pas à cause du communisme… Le communisme est une religion de paix, d’amour et de tolérance.

Certains diront :
“Un communisme vraiment démocratique pourrait voir le jour…
Tu le condamnerais d’avance, rien qu’à cause de ce nom taché de sang, de haine et de verrouillages ?”

Changeons deux trois mots du texte :

Texte modifié a écrit:
Je peux comprendre ce rejet du Nazisme puisque l’histoire du XXème siècle nous expose uniquement les résultats d’un totalitarisme sanglant et aussi enclin à la soumission des sous-citoyens que le catholicisme lui-même.

Pourtant, si tu t’informais un peu, tu pourrais trouver de bonnes idées humanistes, partageuses et extrêmement éducatives dans une certaine optique de la mise en commun de tout ce qui est bon pour les hommes.
Je ne citerai qu’un exemple : celui des Soviets.

Moi, l’idée de ces communautés auto-gérées, de ce collectivisme généreux et capable de faire vivre les gens en parfaite autarcie, sans la nécessité de faire des plus-values ou un commerce effréné me plaît assez.
Le Nazisme qui a sévi de 1932 à 1945 était tyrannique, totalitaire et axé sur les délires paranoïaques de ses dirigeants autoproclamés comme le sont les émirs ou les imams.
Un Nazisme vraiment démocratique pourrait voir le jour…
Tu le condamnerais d’avance, rien qu’à cause de ce nom taché de sang, de haine et de verrouillages ?

Vous avez donc, MA réponse personnelle : Oui le communisme peut crever. Et surtout qu’il emporte toutes ses théories fumeuses, ses “Humanistes” et “Penseurs” avec lui en enfer.

Si on blanchit le communisme , on passe pour quelqu’un qui refuse et combat l’injustice dans ce monde , on peut se permettre pas mal d’excès …

Si par contre on a le même discours avec l’autre grand fléau du XXème siècle , le nazisme on va directement en taule , les vainqueurs écrivent l’histoire que voulez vous !

On en aura d’autres des systèmes collectivistes autrement plus efficaces et de qualité, créés par de vrais économistes dont les théories tiennent vraiment debout.

Le KKKommunisme lui, a eu pratiquement UN siècle pour faire ses preuves… Et qu’a t-il apporté au monde qu’il n’a pas fait payer le double voire le triple ?

Le nazisme lui s’est heureusement très vite éteint .

Le Communisme n’est pas meilleur que le nazisme. Et dédouaner le communisme ou le nazisme  de son “mauvais fond” (qu’il a) c’est excuser toutes les barbaries imaginables, ainsi que l’un des plus terrifiant génocide de l’histoire de l’humanité…

Êtes vous prêt à accepter cela ? Moi pas.

Lecture…

septembre 6, 2008

Le malheur du siècle : Communisme – Nazisme – Shoah
d’ Alain Besançon

Le malheur du siècle. Sur le communisme, le nazisme et l’unicité de la Shoah. Alain Besançon, Ed. Fayard, Paris, 1998, 165 p., 110 francs.

Alain Besançon est assurément l’un des plus grands penseurs de cette fin de siècle et la lecture de son dernier essai le confirme.

Un an après son discours “Mémoire et oubli du bolchevisme” prononcé à l’Institut lors de la séance publique annuelle des cinq académies, le 21 octobre 1997, Alain Besançon livre une réflexion très approfondie d’une part sur le déséquilibre existant entre la conscience historique du nazisme et celle du communisme et, d’autre part, sur l’unicité de la Shoah.

Sur ce sujet, il lui fut, selon ses propres termes, pénible de revenir mais ce sont les circonstances, notamment l’étrange levée de boucliers contre la publication du “Livre noir du communisme”, qui l’y ont poussé. Or, de même que les hérésies permettent involontairement au Magistère de préciser encore plus l’énoncé du dogme, les opposants à la vérité ou plutôt les partisans de l’amnésie et de l’amnistie des crimes du communisme, nous donnent, bien malgré eux, l’occasion unique de bénéficier des lumières de l’ouvrage d’Alain Besançon sur “l’amnésie du communisme et l’hypermnésie du nazisme”.

Sur le plan de l’analyse historique et politique, l’auteur compare le communisme et le nazisme comme deux espèces du même genre, le genre idéologique. Ce qui en fait des “jumeaux hétérozygotes” selon l’expression de Pierre Chaunu.

Leur même nature idéologique permet de déchiffrer nombre de traits communs : la promesse du salut temporel, la prétention de l’analyse scientifique déterminant une pratique politique bouleversant par la révolution l’ordre des sociétés humaines. Par nature exclusifs, ils se révèlent forcément contre Dieu.

Enfin, ils se donnent tous deux “le droit, et même le devoir, de tuer et (…) avec des méthodes qui se ressemblent à une échelle inconnue dans l’histoire”. Il faut lire cette étude comparative, effectivement pénible car descendant au plus profond de l’horreur, à tel point que l’analyse évoque les hypothèses soulevées à propos de l’action angélique dans le chapitre intitulé “Théologie”.

La gémellité des deux systèmes concerne les procédés de destruction physique (l’expropriation, la concentration, les “opérations mobiles de tueries”, la déportation, l’exécution judiciaire, la famine), de destruction morale (l’ineptie c’est-à-dire l’indigence de la formation mentale qu’ils prétendent imposer, la falsification nazie et communiste du bien) et la destruction du politique.

En ce qui concerne la Shoah proprement dite, Alain Besançon précise qu’il faut changer de plan car cette question n’est pas de celle que l’on peut traiter sur le seul plan de “l’étude comparative, neutre, scientifique”. L’auteur prend bien garde de dénoncer l’attitude d’une gauche qui voit son “intérêt à prétendre au monopole de l’antifascisme, confondu conformément à la vulgate communiste avec l’antinazisme (…) intérêt donc à mettre de son coté l’opinion juive en surenchérissant sur cette mémoire, ce qui entraîne cette opinion sur des terrains qui sont plus ceux de la gauche que ceux où se trouvent les intérêts de la communauté juive”.

Cette question, en fait, requiert les lumières du sacré, de la religion, d’où son caractère unique et, forcément, l’impossibilité d’y trouver une seule interprétation, une “solution complète universellement reçue”. Voici l’explication de la difficulté à s’accorder sur une interprétation unique de l’unicité de la Shoah telle que nous la livre in fine A. Besançon : “les Chrétiens disposent donc d’un schéma théologique cohérent de la Shoah, qui fait à la fois justice au sentiment juif de la différence et justice aux peuples, chrétiens ou non, qui ont subi des épreuves comparables, voire semblables.

Entre les uns et les autres, il ne peut y avoir “concurrence des victimes”. Sans confusion ni réparation, ils se distribuent en rangs égaux dans le chœur des souffrants innocents, unis dans une solidarité d’ordre théologique qui reste de toute part à définir.

En effet, ce qui paraît aux chrétiens comme un moment agonique du long travail de la rédemption paraît évidemment aux Juifs comme un pur scandale. Certains Juifs ont rejeté le mot Holocauste pour le motif que, désignant un sacrifice, il ne convenait pas pour nommer ce paroxysme insensé du mal et ont préféré le mot neutre de Shoah, “catastrophe”.

Les Chrétiens auraient pu accepter celui d’Holocauste parce qu’il a été vécu et récapitulé, justement comme un sacrifice, par leur Messie.

L’incompréhension mutuelle au sujet de cet événement ne repose donc pas sur un malentendu ni sur une mauvaise volonté, mais tient aux racines mêmes de la foi juive et chrétienne.

Les Chrétiens estiment que, dans la limité du connaissable, ils en détiennent une clef. Mais elle ne vaut que dans les limites de leur foi. Elle est récusée par les Juifs, et les chrétiens ne comprennent pas qu’ils la récusent. Ainsi, le problème de l’unicité de la Shoah ne peut trouver de solution complète universellement reçue. Reste donc à comprendre clairement cette irrésolution et à l’accepter”.

http://www.conflits-actuels.com/article.php3?id_article=207

Alain Besançon, membre de l’institut, a enseigné à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, ainsi qu’aux Etats-Unis. Il a obtenu le prix de l’essai et le prix d’histoire de l’Académie française.