Décès

octobre 11, 2008

Le populiste Jorg Haider se tue dans un accident


http://www.romandie.com/ats/news/081011025134.zan78nh8.asp

Autriche : le leader populiste Jörg Haider tué dans un accident

VIENNE – Le chef du parti populiste autrichien BZÖ et gouverneur de Carinthie, Jörg Haider s’est tué samedi matin dans un accident de la route, a annoncé à l’agence de presse APA la police de Klagenfurt (sud).

“Le gouverneur de Carinthie et chef du BZÖ Jörg Haider est mort des suites d’un accident de voiture aux premières heures du jour, samedi à Klagenfurt”, a annoncé l’agence en citant la police de la ville.

Selon les premières indications, M. Haider, âgé de 58 ans, circulait seul à bord de sa voiture de service dans le sud de la capitale de la Carinthie lorsqu’elle a quitté la route pour une raison encore inconnue.

M. Haider a été grièvement blessé à la tête et au thorax et est décédé peu après des suites de ses blessures, a encore indiqué APA.

(©AFP / 11 octobre 2008 04h51)

“Accident”.

Personne n’a encore relevé que c’est une coïncidence bien étrange?

Première fois qu’il a été élu: Autriche “au ban des nations européennes”. Pourquoi? Eurabia n’aime pas la démocratie? , de plus le blocus très poussé par nos hommes politiques a fait flop , cette année là 18% de touristes en plus en Autriche , alors soit les gens sont tous des néo-nazi, fachos… soit les gens sont curieux et en ont marre du système inégalitaire européen …

Ensuite il fait 10%: il “se” tue en sortant de la route “pour des raisons inconnues”.“accident” avec les guillemets… Cela dit, c’est peut être la vérité… Seulement, eu égard la personnalité de Jörg Haider, le doute est permis… (mettre en parallèle l’accident de Stirbois dans les années 80…)

Pour savoir comment faire sortir quelqu’un de la route, lire “Citoyens clandestins”… (Gallimard, Série noire)

RAPPEL :

Les deux partis de la droite nationale et identitaire (FPÖ et BZÖ) totalisent ensemble près de 30 % des voix, soit pratiquement autant que le Parti social- démocrate SPÖ arrivé en tête du scrutin, selon les résultats officiels provisoires annoncés dimanche soir par le ministère de l’Intérieur.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, le SPÖ a totalisé 29,7 % des suffrages exprimés, les conservateurs démocrates-chrétiens de l’ÖVP 25,6 %, le FPÖ 18 %, le BZÖ 11 % et les Verts 9,8 %. Les petits partis, comme celui des Libéraux et une liste dissidente de l’ÖVP n’ont pas obtenu les 4 % des voix nécessaires pour être représentés au parlement autrichien qui compte 183 sièges. Ces résultats ne tiennent pas compte des votes par correspondance, choisis cette année par plus de 580 000 électeurs (9,27 % des inscrits) qui ne seront définitivement publiés que le 6 octobre.

FPÖ et BZÖ, issus d’une scission en 2005, ont des programmes très proches. Le jeune dirigeant du FPÖ, Heinz-Christian Strache a réussi en trois ans, à passer de 7 à 18 % des voix tandis que Jörg Haider, leader du BZÖ, a presque triplé le score de son parti en six mois, obtenant près de 12 %. Alors que le patron social-démocrate Werner Faymann, qui sera vraisemblablement chargé de former un gouvernement, a exclu une alliance avec « l’extrême droite », certains dirigeants de l’ÖVP ont fait savoir dimanche soir à la télévision qu’ils préféraient une alliance avec celle-ci, comme en 2000. De quoi déclencher les foudres de l’Union européenne qui apprécie assez peu les scrutins populaires lorsque ceux-ci ne sont pas conformes à dikats. “

N’oublions pas ses dérapages !

Les “dérapages” les plus célèbres, en vrac : A propos de la Wehrmacht, “nos soldats n’étaient pas des coupables, mais au mieux des victimes ” ou sur le caractère “positif de la politique de l’emploi du IIIe Reich “… A cela il convient aussi d’ajouter sa vision toute particulière des camps de concentration qui n’étaient que des “camps d’internement pénal” (ou “camps disciplinaires”)…
Ai-je besoin également de rappeler sa présence aux fêtes traditionnelles des anciens nazis et Waffen SS (“partie de l’armée allemande à laquelle il faut rendre honneur”) ? Et d’y aller de sa petite phrase qualifiant les participants “d’honnêtes citoyens qui ont défendu leurs convictions malgré les plus violents vents contraires et qui, aujourd’hui encore, leur sont restés fidèles”…
Je le répète, cette “fidélité” ne me manquera pas.

Voici les réactions à la mort de Jörg Haider, décédé dans un accident de voiture samedi 11 octobre, près de sa ville natale de Klagenfurt.

EN AUTRICHE

Heinz Fischer, président de l’Autriche : Evoquant une “tragédie humaine”, le président Heinz Fischer a salué la mémoire d’”un homme politique de grand talent”, qui a su “susciter l’enthousiasme mais aussi de fermes critiques”.

Werner Faymann, nouveau dirigeant social-démocrate, a pour sa part évoqué un “homme politique d’exception” dont la disparition le touchait “profondément”.

Wilhelm Molterer, vice-chancelier conservateur (ÖVP) sortant, s’est dit “profondément choqué” par la mort du dirigeant, soulignant son “profond respect” pour son courage politique.

Wolfgang Schüssel, ancien chancelier ÖVP, salue “un homme politique extrêmement doué”, qui vivait son métier “dans sa chair et dans son âme”, “savait écouter et se sentait lié aux gens”.

Heinz-Christian Strache, nouvel homme fort de la droite nationale autrichienne : “Malgré le fait que nos chemins se soient séparés il y a quelques années, Haider a été une des figures les plus marquantes de la Seconde république” autrichienne, a-t-il souligné en regrettant “la perte d’un homme politique de premier plan”.

Eva Glawischnig, nouvelle dirigeante des Verts (écologistes) en Autriche, a fait part de son “affliction” après la “mort tragique d’une des figures les plus marquantes et controversées de la politique autrichienne des ces dernières décennies”.

EN FRANCE

Bruno Gollnish, vice-président exécutif du Front national : “Le Front national présente ses sincères condoléances à la famille et aux amis de M. Haider. Il espère, pour le bien de l’Autriche, que les patriotes autrichiens qui ont rencontré un très grand succès aux toutes récentes élections législatives, sauront trouver la voie la plus efficace de la défense de leur indépendance et de leur identité, celle de l’unité.”

EN EUROPE

Le Vlaams Belang, le parti flamand de Belgique, a salué Jörg Haider comme “un modèle” pour sa famille politique nationaliste. Haider incarnait “le modèle d’une politique moderne, actuelle et réussie de droite nationaliste”. “Il était un dirigeant charismatique, qui plus que tout autre était en position d’être le porte-parole de la majorité silencieuse de la population”.

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